Cette semaine s'est terminé l'OSXP. Partage de réflexion pour conclure cet évènement, avec un petit focus sur la question de l'éducation à l'open source et aux modèles ouverts.
La démocratisation et l'omniprésence du numérique font des logiciels un sujet de société provoquant tout un questionnement sur la gestion des infrastructures numériques derrière l'idée de "souveraineté numérique", l'écologie s'invite avec la sobriété numérique/numérique responsable pour essayer d'avoir des technologies en accord avec les limites planétaires (et éthiques), l'open source devient hégémonique dans l'industrie logicielle, l'arrivée massive du cloud, une ouverture inhérente au numérique prend forme en dehors du monde du logiciel...
Un open source chaque jour plus plébiscité mais qui se cherche toujours, qui se structure, qui s'expérimente et se pense.
L'OSXP provoque alors un choc des mondes, on peut croiser le geek barbu comme des fonctionnaires de la commission européenne, de la petite TPE/PME aux grands groupes, de l'acteur qui gravite depuis des décennies autour de ces milieux au nouvel adepte.
En face de cette montée en puissance continue, les besoins en compétences ressortent, mais le sujet de l'éducation à l'open source reste un parent pauvre de ce type d'évènement.
Pas de conférence dédiée à l'éducation, pas d'acteurs de l'éducation à l'open source/modèles ouverts, quand certains parlent formations ils restent dans la quasi-totalité des cas cantonnée aux technologies.
Toutes les organisations se tournent vers l'open source, mais le système éducatif est en inadéquation totale avec les besoins qui arrivent pour comprendre ces univers, l'autodidaxie et l'improvisation restent la règle.
L'open source a des besoins massifs en éducation mais ne le formalise pas encore véritablement.
En espérant voir cette thématique d'éducation à l'open source (et aux modèles ouverts) progresser ces prochaines années !